Au sujet de la mythologie …baby-boomerienne !

La sauce Chomsky / Klein / Krugman est-elle servie uniquement au Québec ?

Desjardinspar Francis Desjardins

Le Canada n’est pas différent du Québec quant à sa vision du passé. Autant au Québec qu’au Canada, plusieurs croient que l’histoire a débuté en 1960 avec l’avènement de la génération boomer. Ce qui existait auparavant était soit la Grande noirceur, soit l’impérialisme britannique… tout dépendant de quel côté de la rivière Outaouais on se trouve.

Les deux solitudes <progressistes> se retrouvent aujourd’hui fort semblables quant à leur vision illuminée de ce qui a suivi.

Noam Chomsky
Noam Chomsky

On a affaire à un groupe important d’une génération abreuvée à une certaine idéologie révolutionnaire qui s’est créé une mythologie en détruisant les symboles qu’il y avait avant elle. À en écouter certains, les boomers seraient ce qui est arrivé de mieux à la société occidentale depuis les Lumières! Ainsi, le Canada serait une nation profondément pacifiste, multiculturelle et progressiste. On s’efforce d’effacer le passé à coups de changement de noms de rues et de lieux. On dénonce les commémorations militaires en claironnant qu’elles font l’apologie du militarisme. On se surprend ensuite, lorsque ladite génération se retire, que ce modèle se fissure. On qualifie de barbares / ignorants / réactionnaires / fascistes (why not?!) ceux qui remettent en question le pacifisme, le multiculturalisme et le progressisme sauce Chomsky / Klein / Krugman, car ce serait désormais eux qui désireraient détruire le grand passé du Canada…

La même chose se passe dans notre vision du travail.

On se dit que le travail était tellement mieux dans la période suivant la Seconde guerre et avant la mondialisation, en faisant fi du fait qu’il se basait sur du travail uniforme, effectué par des travailleurs homogènes ainsi que sur la faible présence des femmes et des immigrants.

Ceci n’est pas un réquisitoire contre la génération du baby-boom, ce serait idiot. Mais bien contre la mythologie qui est s’y est associée et qui la dépasse désormais. Nous sommes emportés par un mouvement de société qui tente de protéger cette mythologie et cela dépasse largement la génération qui l’a créée.

Au moins, pendant ce temps, mes actions de Canopy Growth ont beaucoup augmenté depuis un mois, j’ai donc de quoi me réjouir!

Vive Justin ! Vive le Trudeau 2.0 !

8 réflexions au sujet de « Au sujet de la mythologie …baby-boomerienne ! »

    1. Oui. C’était une allusion au paragraphe d’avant sur mes actions de Canopy Growth. J’aurais du spécifier, c’est une compagnie produisant du pot thérapeutique qui a connu une forte croissance depuis quelques semaines principalement à cause de l’élection de Justin. C’est ce qui provoque cet élan incontrôlable de joie envers Justin.

  1. Bonne analyse.

    Nous faisons fausse route depuis ce temps-là. En fait, les babyboomers, ne sont ni plus ni mois que les riches héritiers qui « brûlent » le « cash » de leur vieux. Nos vieux ont jetés des villes et villages partout sur le territoire du Québec, ils ont eu le courage de faire des enfants. Ils ont bâtis des écoles, des églises, une histoire de vainqueurs. Quand les libéraux ont pris le pouvoir en ’60. Les coffres de l’état étaient pleins. Les libéraux ont dépensés les surplus de l’état, puis ils ont augmentés les taxes, ensuite ils ont empruntés, et nous ont endettés. Aujourd’hui, les villages se meurent, les Églises sont démolies, les écoles sont en désuétudes et dans les campagnes elles sont à moitié vides fautes d’enfants.

    Malgré tout le mythe perdure. Passez-moi un joint que je m’endorme.

    1. Bien en fait, comme je le disais, je ne désire pas faire un réquisitoire contre la génération des babyboomers. Je crois qu’elle a eu la rare occasion d’être une génération d’impact au niveau démographique et qu’elle en a usé démocratiquement pour faire ses choix. Disons que de par son nombre, elle a eu des opportunités que les X et Y n’ont et n’auront pas. Une sorte de tempête sociologique parfaite en sa faveur.

      Elle a encore un impact important de par les choix de société que l’on prend. Un exemple serait que la santé prend plus d’espace que l’éducation électoralement et ce, même si concrètement, cela ne devrait probablement pas être le cas. On a des établissements scolaires privées subventionnées alors que c’est encore impensable pour la santé. Les boomers sont encore relativement jeunes et encore peu touchés par les maladies de vieillesse. Parions que s’il devient impossible d’augmenter le portefeuille de la santé à la hauteur des besoins de cette génération, d’autres avenues seront explorées. Cela sera drôlement intéressant, pour un observateur, de voir alors le déchirement que cela va engendrer entre l’idéologie, soit la mythologie baby boomerienne, et le pragmatisme de gens dans le besoin.

      Les choix de cette génération sont très discutables aujourd’hui mais on se heurte souvent à cette mythologie dont je parle dans le texte. Le malheur, c’est que remettre en question cette mythologie revient à nier les valeurs et l’histoire du Canada pour certains. Un peu comme le serait brûler une église à une autre époque. L’ironie est que cette génération ne s’est pas empêcher elle, de brûler les symboles qu’il y avait avant elle et elle accuse aujourd’hui ceux qui voudrait passer à autre chose.

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