Un référendum, svp. Tout de suite. Dré là. Demain.

imagesZEX8O5IQ Bon. Regardez bien. Jacques Parizeau a raison. Il faut cesser de tataouiner. Alors, voici ce qu’on va faire. On va déclencher dès demain une campagne référendaire de huit jours. Ensuite, on vote. On fait ça tout de suite, illico presto et esso besso, à l’instant même, dré là, demain matin! Le référendum, c’est samedi (pas celui-ci, le suivant), urnes ouvertes de 8h00 à 23h59.

Mieux encore, on donne une chance aux souverainistes.

Eux seuls auront la parole dans tous les grands médias, sans droit de réplique à l’adversaire, pendant la campagne. De sorte qu’ils pourront nous expliquer en long et en large tout ce que nous n’avons pas été assez intelligents pour comprendre au cours des 50 dernières années, ces cinq longues décennies où le thème de la souveraineté a dominé la vie politique (bon dieu de bon sang, je n’ai pas connu autre chose depuis que je suis adulte!). Quels ploucs nous sommes, tout de même, vraiment des durs de comprenure.

De plus, pour donner une chance supplémentaire au <oui>, les bureaux de scrutin seront ouverts très tard le soir (et un samedi soir par-dessus le marché), de sorte que beaucoup d’électeurs devraient normalement être éméchés au moment de voter.

Promettez-moi juste une chose: dimanche matin, on n’en parle plus. Pas un mot, pas une allusion, terminé, fini, kaput, niet, chuuut, rien. Pour 50 ans minimum. Un demi-siècle de silence complet là-dessus, promettez, sinon j’annule tout.

Par la suite, dans 50 ans, je ne serai plus là. Alors vous pourrez redémarrer le manège tant que ça vous amusera.

                                                                        *       *       *

Je suis conscient que j’offense de bons amis, de cette sorte d’amis qu’on aime, qu’on admire, auxquels on tient. Qui sont des souverainistes fervents. Qui sont intellectuellement et moralement très droits. (Et qui sont en prime de formidables êtres humains.)

J’en suis désolé.

Je ne veux pas m’étendre longtemps sur le sujet. Juste ceci.

L’histoire récente nous donne la certitude que, si jamais le <oui> l’emportait, ce serait par une marge squelettique. Genre 50,7% style comme. Ou 50,2%. Ou 51% à tout casser. Est-ce que quelqu’un croit vraiment qu’au XXIe siècle, on peut faire l’indépendance avec un résultat pareil? Vous voyez le topo, à l’interne comme à l’international? Mais soyons francs: le <oui> ne l’emportera jamais, fut-ce par cette sorte de marge. Au fond de lui-même, chacun, même le plus ardent souverainiste, le sait et l’accepte en silence, avec une infinie tristesse.

Sincèrement, j’en suis peiné pour eux.

Mais peu de prolétaires québécois ont le goût, aujourd’hui, de revivre une campagne électorale où la souveraineté serait le thème principal -et au diable les problèmes réels, graves, urgents, de notre nation. Et moins encore une campagne référendaire, évidemment.

Bref, je le suggère instamment: réglons ça tout de suite.

20 réflexions au sujet de « Un référendum, svp. Tout de suite. Dré là. Demain. »

  1. Le PQ fait comme les étudiants du Cégep du Vieux Montréal: il s’obstine à faire des référendums (ou à vouloir en faire) tant qu’il n’aura pas une majorité pour la sécession politique du Québec. Ce comportement fait partie de la thèse de « l’inévitabilité » de l’indépendance québécoise. Et si on refuse ce concept et qu’on croit que le Québec peut continuer à se développer dans le cadre canadien, eh bien, c’est qu’on est con, qu’on n’a pas compris…

    1. Le fédéralisme voilà notre sujet de discorde. Désolé.

      Nous avons perdu la bataille et les Canadians ont gagné. Ils nous ont fait croire dans les années soixante que Duplessis était mauvais. Ensuite ça été le tour de notre religion qui est devenu mauvaise. Après ça a été nos grosses familles qui sont devenus « plus à la mode », maintenant c’est le mythe de la diversité qui est super cool. Nous on avance par en arrière. Tout ça avec la complicité de notre beau journal La Presse et de Radio-Cadenas.

      Demain on ne parlera plus de nous dans « The Press » maintenant vendue coast to coast.

  2. Je me suis toujours dit que si les Libéraux ne profitaient pas de cette question depuis des décennies, ils feraient un référendum eux-mêmes pour régler l’affaire. Mais comme ça leur garantie d’avoir le pouvoir 75% du temps, ils laissent aller.

    p.s. Si vous avez besoin d’aide pour l’organisation, faites-moi signe, c’est gratisss.

  3. Je ne dis pas que Duplessis et la religion sont la solution. Je dis que les libéraux on salit notre histoire. Ils ont beurré pas mal épais. Pourquoi ? Maintenant Duplessis est mort depuis longtemps et nous avons des gouvernements sociaux-démocrate qui alternent au pouvoir, dont un parti qui est proche de la mafia et des intérêts procanadien. Le Québec est en décadence. Nous n’avons plus d’enfants pour peupler nos écoles, nos universités et nos équipes sportives. Nos héros sont choses du passé et ceux qui devraient les remplacer ne naissent pas.

    La philosophie libérale a conduit le Québec là où il en est. À lire vos articles je constate que vous n’êtes pas trop satisfait non plus. Disons que vous ne faites pas la même analyse que moi. Ce n’est pas grave. Toutefois, j’aimerais connaître les solutions que vous proposez.

  4. Et pourquoi pas offrir des arguments pour accepter notre situation dans le Canada au lieu de simplement espérer voir le projet s’auto-détruire? Ce qu’aucun anti-souveraineté ne semble capable d’apporter.

    À moins d’aveuglement volontaire, c’est clairement la meilleure avenue pour le Québec. Voire même la seule. Il faudrait donc y renoncer et s’applatir par pragmatisme?

    Pour accepter l’inacceptable, ça prendra plus que le déni, l’ignorance et l’épuisement qui tiennent lieu d’arguments dans ce débat.

    Bref, peu probable que votre souhait se réalise. Respectueusement. Heureusement.

    1. Si on jette un coup d’œil au blogue de Pierre Allard, Rédacteur, journaliste. Ex-éditorialiste au quotidien LeDroit, Gatineau (Québec). Grand prix de journalisme Olivar-Asselin 2014. (http://pierreyallard.blogspot.ca/), on trouve au contraire des arguments en faveur de l’indépendance. La seule alternative qui demeure étant l’assimilation à brève échéance.
      Je suis, hélas, très conscient que de jour en jour, de plus de monde s’en moque complètement.

      1. Correction:
        Je suis, hélas, très conscient que de jour en jour, de plus en plus de monde s’en moquent complètement.

    2. Le Canada est un des plus beau pays de toute l’histoire de l’humanité. C’est un État de droit fondé sur le libéralisme(dans la tradition de Locke, Montesqiueux etc) C’est un pays où les gens croient que le capitalisme est le meilleur système économique, mais qu’une certaine dose de redistribution pour soutenir les éclopés de la vie est une bonne chose.

      Le reste, c’est des détails. Fin du débat.

  5. Dans la vie, c’est difficile de tracer la ligne entre le harcèlement et la persévérance. Les référendistes aiment bien se draper de noble vertu quand ils nous achalent, ils se voient comme les chevaliers de la nation qui sont là pour prévenir l’assimilation, mais on pourrait certainement soutenir la thèse que leur comportement s’apparente à du harcèlement…

    Et il y a un éléphant dans la pièce : la volonté de faire un pays, ça doit être quelque chose qui d’en bas, ie du peuple. Ce n’est vraiment pas le cas en ce moment, la volonté vient d’une élite qui tente de nous harceler, pardon, qui persévère dans la bataille de faire comprendre au peuple qu’on doit faire un autre référendum. Et cette élite ne parle qu’à elle-même alors elle a toujours l’impression que le projet est en vie…

    Mais bon, je me demande s’il y a une seule personne saine d’esprit qui croit que les PKP, Drainville et Cloutier vont réussir là où les Lévesque, Parizeau et Bouchard on échoués?

    Entk, je n’ai même pas encore 30 ans et je suis royalement écheuuuuuré d’entendre les souverainistes et leur focus sur des problèmes imaginaires, alors je n’ose même pas imaginer votre ras-le-bol M.Roy!

    Et vous n’avez pas à être désolé de votre opinion anti-souveraineté! Les souverainistes ne le sont aucunement lorsqu’ils nous cassent les oreilles et nous font gaspiller de précieux joules intellectuels. De plus, les souverainistes sont dans une bulle intellectuelle déconnectée de la réalité et pour ramener ces gens sur Terre, il faut être direct et sans complaisance, pareil comme vous le seriez si quelqu’un vous harcelait.

    Ce projet est mort et enterré. Get over it! On a de vrais problèmes à régler.

    1. Pas besoin de préciser que je suis entièrement d’accord avec vous, monsieur Poulin. Je reviendrai sur le sujet vu sous un autre angle: celui des différentes identités (nationale, religieuse, professionnelle, culturelle, etc) sous l’emprise desquelles un être humain vit. Et pourquoi le fait de donner à une seule de ces identités à l’exclusion des autres une importance ‘à la vie à la mort’ conduit à des catastrophes personnelles et sociales.
      Merci de votre intérêt!

    2. Ce n’est pas le « projet qui est mort et enterré ». C’est nous qui le sommes comme peuple (qui avait/a droit à son identité aussi bien que les américains ou autres – mais encore faut-il le vouloir). Morts à coups de « Get over it! » ou de « Get over them! ». Il faut croire que pour certains ce n’est pas un vrai problème.

      Je comprend bien qu’un individu ne doit pas se laisser écraser par les « différentes identités (nationale, religieuse, professionnelle, culturelle, etc) » dont parle Monsieur Roy. Mais pour ma part, je ne puis oublier d’où je viens ni de quand je viens. Je suis né ici en telle année et non en Somalie ou ailleurs en telle année. Mes parents m’ont transmis, autant qu’ils l’ont pu ce qu’ils avaient eux-mêmes reçus des leurs et fait fructifier avec beaucoup de peine et misère (pensons à 1929). C’est ce qui fait que je suis un héritier et pas seulement un individu. Héritage qui peut être discuté, amélioré, certes mais que je ne saurais renié.

      Et cela, dans le Canada, a toujours été menacé, à chaque jour. Demandez aux franco-ontariens. Sinon aussi bien demander l’asile politico-social, et autres, aux USA… Ou à la Chine où se trouverait l’avenir selon nombre d’expatriés…

  6. Le seul projet qui est mort et enterré, c’est celui d’un Québec qui s’émancipe dans la fédération Canadienne.

    Je pourrais m’étendre dans ce sempiternel débat, mais seulement ceci.

    Si le Québec était indépendant, y aurait-il le moindre débat à savoir si nous devrions nous fusionner au Canada pour mieux prospérer? Évidemment pas. Est-ce que la carte des pays du monde est figée pour l’éternité? Bien sûr que non.

    Et s’il est entendu que le Québec a tout pour y prospérer en tant que pays, autant sinon mieux que d’autres, pourquoi s’en priver? Parce que ça ne convient pas à la nation voisine? Parce que vous êtes « tannés d’en entendre parler »?

    L’idée de l’indépendance demeurera tant que la nation Québécoise existe, ne vous en déplaise. Vos grandes rationnalisations et vos dénis pragmatiques n’y peuvent rien.

    Vous y voyez un boulet, nous y voyons un moteur. Si seulement nous parvenions à retirer l’eau du gaz…

    Moi aussi j’ai hâte de passer à autre chose, vous savez. Vraiment hâte. Mais pas à tout prix.

    1. @Pocino

      « Le seul projet qui est mort et enterré, c’est celui d’un Québec qui s’émancipe dans la fédération Canadienne. »

      Comme je vous disais M.Roy, ils sont déconnectés de la réalité. Je me demande parfois si les souverainistes croient aux vampires et aux loup-garous…

      « Et s’il est entendu que le Québec a tout pour y prospérer en tant que pays, autant sinon mieux que d’autres, pourquoi s’en priver?  »

      Le Canada correspond presque déjà à mon pays idéal : État de droit, démocratie parlementaire avec différents palliers, une charte des droits et liberté pour protéger les minorités de la tyrannie de la majorité, système capitaliste avec une légère dose de redistribution économique.

      Les souverainistes n’ont rien de mieux à offrir alors pourquoi prendre un risque énorme afin, dans le meilleur des cas, de recréer la situation initiale?

      « L’idée de l’indépendance demeurera tant que la nation Québécoise existe, ne vous en déplaise.  »

      L’idée a parfaitement le droit d’exister dans votre esprit, mais j’aimerais que vous arrêtiez d’en parler pendant un certain temps(50 ans c’est bon). Vous êtes vraiment achalant. Vous devriez faire comme Québec solidaire : ils sont souverainistes, mais ils n’en parlent jamais.

      Et j’aimerais ajouter quelque chose. Beaucoup de ténors souveranistes pensent que le projet stagne parce que le projet a été mal expliqué aux Québécois. Mais ce n’est pas le manque de paroles ou le manque d’explications qui est le problème no1 des souverainistes, c’est votre incapacité d’écouter.

      Je vais vous aider :

      – 1980 : Non!!
      – 1995 : Non!
      – 2010 : Dégelé du Bloc QUébécois
      – 2014 : Les Québécois ont préférés remettre au pouvoir un parti politique corrompu plutôt que le PQ.

      « Si seulement nous parvenions à retirer l’eau du gaz… »

      Qu’est-ce que cela signifie en terme clair, net et précis?

  7. Revisitez les discours et écrits de vos penseurs fédéralistes pré-Meech, du temps où ils avaient encore un projet à proposer à la nation distincte qu’est le Québec. Vous verrez que je ne fabule en rien.

    Une dernière et je quitte, promis. J’en reviens au sujet de ce blogue.

    D’accord pour le référendum. Mais faites-le sur votre option à vous, pour une fois.

    « Acceptez-vous que nation Québécoise s’en remette désormais entièrement à la vision Canadienne afin de déterminer son avenir? »

    Votre propension à considérer un demi-Non à l’indépendance comme un Oui absolu à la situation actuelle n’a aucun égal en termes de « déconnection de la réalité ».

    Vous l’avez tellement facile dans ce débat. Un peu de déni, des généralisations, de la suffisance, quelques insultes, des procès d’intentions et hop!, vous voilà dans vos esprits pleinement lucides et entièrement justifiés.

    Si l’idée d’indépendance est tellement non avenue, comment se fait-elle qu’elle survive encore et toujours, contre vents et marées, depuis 100 ans, malgré la disproportion immense des forces et moyens politiques en présence? Ah, « ces québécois qui n’ont toujours pas compris »…

    Choses justifiées d’exister qui ne seraient jamais advenues par référendum:
    – L’indépendance des États-Unis;
    – La démocratie;
    – La fin des monarchies;
    – L’égalité des sexes;
    – L’acception que la terre soit ronde;
    – …

    Il n’y a rien d’harcelant à faire valoir ses idées et à persévérer à en convaincre les électeurs. C’est purement démocratique. Pour le meilleur et pour le pire.

    1. « Revisitez les discours et écrits de vos penseurs fédéralistes pré-Meech, du temps où ils avaient encore un projet à proposer à la nation distincte qu’est le Québec. »

      Rien à cirer.

      Je ne veux pas qu’on soit distincts comme le sont les réserves indiennes, je veux qu’on soit les meilleurs. Je veux que le Québec soit une terre d’opportunités économiques pour nos jeunes et les immigrants et dans cet optique, la fédération n’est aucunement un carcan.

      Imaginez un instant si Microsoft, Apple et Google avaient été fondés par des ex-étudiants de l’UQTR. Ça serait beaucoup plus efficace que la loi 101 pour valoriser le français!

      « Votre propension à considérer un demi-Non à l’indépendance comme un Oui absolu à la situation actuelle »

      On parle de deux NON, deux dégelés électorales récentes et je pourrais ajouter des sondages qui montrent que les jeunes se désintéressent beaucoup de ce projet.

      « Vous l’avez tellement facile dans ce débat.  »

      Vous allez me faire pleurer.

      « Si l’idée d’indépendance est tellement non avenue, comment se fait-elle qu’elle survive encore et toujours, contre vents et marées »

      Ça ne prouve rien. Je connais plusieurs mauvaises idées qui « survive encore et toujours, contre vents et marées », genre le socialisme et l’anti-sémitisme.

      « Il n’y a rien d’harcelant à faire valoir ses idées et à persévérer à en convaincre les électeurs.  »

      On ne parle pas ici de candidement « faire valoir ses idées », mais de forcer un peuple à faire un choix qu’il n’a pas envie de prendre(encore une fois). Vous parlez toujours de la nation québécoise, mais s’il y a bien une chose qui nous a divisé dans les 50 dernières années, c’est bien cette foutu question référendaire.

      « C’est purement démocratique.  »

      C’est aussi purement démocratique de respecter le résultat des référendums.

      Avant que vous quittiez, j’aimerais que vous répondiez à mon autre question, qu’entendiez vous exactement par « Si seulement nous parvenions à retirer l’eau du gaz… »?

  8. «Imaginez un instant si Microsoft, Apple et Google avaient été fondés par des ex-étudiants de l’UQTR. Ça serait beaucoup plus efficace que la loi 101 pour valoriser le français.» (Guillaume Poulin)

    J’ai bien peur que si, par extraordinaire, un géant de l’informatique était né au Québec, il aurait fait sa marque en anglais, comme l’ont fait Bombardier et le Cirque du Soleil.

    Cela dit, je vous comprends, monsieur Mario Roy et vous, monsieur Poulin, d’en avoir assez. Je crois moi aussi que la cause de l’indépendance du Québec est définitivement perdue. Je le regrette, mais je suis persuadé que ceux qui s’accrochent à PKP comme à une bouée de sauvetage inespérée seront très déçus.

    Le NON a triché en 1995, en accélérant la naturalisation d’immigrants frais et en dépensant au-delà des limites permises ? Le OUI a triché en invalidant injustement des bulletins de votes dans certaines circonscriptions ? Peut-être, mais on peut douter que Jacques Parizeau ait pu déclencher le processus d’indépendance avec un OUI à 51 ou 52% à une question aussi confuse.

    «L’indépendance, c’est Robert Bourassa qui la fera.» Je ne me souviens plus qui avait lancé cette boutade, autrefois. Et en effet, Robert Bourassa est le seul premier ministre québécois qui se soit trouvé en position de faire la souveraineté : après l’échec de Meech, beaucoup de militants libéraux, ulcérés, étaient prêts à faire le grand saut. Bourassa n’avait qu’à le vouloir, et une nette majorité de Québécois l’aurait suivi.

    Mais il ne le voulait pas, mais pas du tout. Jean-François Lisée explique dans «Le tricheur» et «Le naufrageur» comment Bourassa a freiné des quatre fers, attendant que la fièvre souverainiste tombe, ce qui est effectivement arrivé.

    Je partage le pessimisme de monsieur Paul Gagnon, qui fait allusion au blogue de Pierre Allard http://pierreyallard.blogspot.ca/ dans son intervention : sans la loi 101, que le PLQ a combattu bec et ongles en 1977, la région montréalaise serait déjà à majorité anglophone. Mais ce n’est que partie remise : le français perdra tranquillement de son importance à Montréal et en Outaouais. Le reste du Québec demeurera français plus longtemps.

    Des tensions entre Montréal et le reste du Québec s’ensuivront inévitablement, mais personne n’en mourra. Enfin, j’espère. Les Québécois ont décidé, et aucun sauveur ne les fera plus changer d’idée, désormais.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s